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Agen : 17 juillet 2016 Victimes de la Shoah

Les camps et les lieux d'internement du Lot-et-Garonne

125e CTE Casseneuil 47440 Casseneuil
126e CTE Sainte-Livrade-sur-Lot 47110 Sainte-Livrade-sur-Lot
127e CTE Sainte-Livrade-sur-Lot 47110 Sainte-Livrade-sur-Lot
130e CTE Sainte-Livrade-sur-Lot 47110 Sainte-Livrade-sur-Lot
146e CTE Casseneuil 47440 Casseneuil
146e CTE Sainte-Livrade-sur-Lot 47110 Sainte-Livrade-sur-Lot
308e GPTE Tombebouc 47110 Allez-et-Cazeneuve
517e CTE Sainte-Livrade-sur-Lot 47110 Sainte-Livrade-sur-Lot
522e GTE Casseneuil 47440 Casseneuil
523e GTE Casseneuil 47440 Casseneuil
523e GTE Sainte-Livrade-sur-Lot 47110 Sainte-Livrade-sur-Lot
524e GTE Casseneuil 47440 Casseneuil
536e GTE Casseneuil 47440 Casseneuil
71e CTE Sainte-Livrade-sur-Lot 47110 Sainte-Livrade-sur-Lot
Camp de Buzet-sur-Baïse 47160 Buzet-sur-Baïse
Camp de Lisse 47170 Réaup-Lisse
Camp de Sauvaud dit Camp de la Gare ou Camp de Casseneuil 47440 Casseneuil
Caserne Lacuée 47000 Agen
Château de la Couronne 47550 Boé
Prison d'Agen 47000 Agen
Prison d’Eysses 47300 Villeneuve-sur-Lot

Les lieux de sauvetage du Lot-et-Garonne

Château de Salomon 47500 Montayral
École de Caudecoste 47220 Caudecoste
Ferme école 47290 Monbahus
Ferme école 47140 Penne-d'Agenais
Ferme-Ecole de l'ORT aux Angiroux 47800 Montignac-de-Lauzun
Lycée Georges-Leygues 47300 Villeneuve-sur-Lot
Soleil d’Automne 47400 Tonneins
Temple de Clairac 47320 Clairac
 

Les 37 Justes parmi les Nations du Lot-et-Garonne

Denise Baratz  (Caudecoste) (Lamagistère) Marie Dulong  (Sainte-Colombe-en-Bruilhois) Jean Merly  (Massoulès)
 
Louis Baud  (Lacapelle-Biron) Anne-Marie Estève  (La Réole) (Agen) (Montagnac-sur-Lède) Maurice Morlon  (Marmande)
 
Gaston Bourgeois  (Villeneuve-sur-Lot) Bertrand Fabre  (Villeneuve-sur-Lot) Raymond Pichon  (Nérac) (Aix-les-Bains)
 
Hélène Burger  (Agen) (Brive-la-Gaillarde) Marie Fabre  (Villeneuve-sur-Lot) Simone Rivière May  (Agen)
 
Fernand Cenou  (Bon-Encontre) Anne-Marie Guillot  (Sainte-Bazeille) Éva Rouquet  (Villeneuve-sur-Lot)
 
Aurélie Cenou  (Bon-Encontre) Élia Laboual  (Cancon) Georges Rouquet  (Villeneuve-sur-Lot)
 
Joséphine Ceruti  (Villefranche-du-Queyran) Paul Laboual  (Cancon) Ginette Rouquet  (Villeneuve-sur-Lot)
 
Martino Ceruti  (Villefranche-du-Queyran) Henriette Lassort  (Villeneuve-sur-Lot) Marguerite Tzaut  (Tonneins)
 
Gabrielle Chignaguet  (Montagnac-sur-Lède) Zélie Lassort  (Villeneuve-sur-Lot) Paul Tzaut  (Tonneins)
 
Gaston Chignaguet  (Montagnac-sur-Lède) Abdon Laurent  (Tournon-d'Agenais) Janusz Zwolaskowki  (Hautefage-la-Tour)
 
Henri Daigueperse  (Bordeaux) (Bon-Encontre) (Libourne) Gabriel Magimel  (Gavaudun) Suzanne Zwolaskowki  (Hautefage-la-Tour)
 
Lucienne Deguilhem  (Monbahus) Léonie Magimel  (Gavaudun)  
 
Abel Dulong  (Sainte-Colombe-en-Bruilhois) Blanche Merly  (Massoulès)  
 

12 Familles hébergées, cachées ou sauvées du Lot-et-Garonne[Compléter]

Agen

09/1942 - 19/08/1944 Famille Silberstein - Hans Silberstein, juif, habitant à Agen, pourchassé parce que Juif et pour "sabotage de l'industrie allemande" va être hebergé et caché chez Charles Magot àAgen, 25 cours du XIV Juillet, durant toute la période de l'occupation et jusqu'à la libération de la ville.

Castella

- Mars 1945 Famille Frydman - La famille Frydman était composée au moins du père Abraham Frydman et de son épouseEtla Frynker, des enfants Lucie et henri. Leur date d'arrivée à Castella n'est pas connue précisément (1939 suivant Une habitante de Castella, témoignage de 2009). Il aurait acheté une petite propriété non loin de la petite église, derrière l'école communale. Vers 1941, Jean Pourcel, fils de Joseph Léon Pourcel, fermier à Castella s'est occupé de la gestion de la ferme où se cachaient les Frydman. Un mariage serait intervenu entre 1941 et 1943 entre jean Pourcel et Lucie Frydman. Entretemps un frère soit de Abraham ou de Etla est venu se cacher égalemnt à la ferme (dans la grange). Sont venus également se cacher dans la même ferme une certaine Ida et son mari (on ne connaît pas leur nom de famille). Les frydman originaires de Charleroi en Belgique sont rentres en Belgique en 1945, accompagnés par Jean Pourcel.

Caudecoste

Famille Krako - Alice

Marmande

01/10/1942 - 30/06/1943 Famille Böhm - Gustave Böhm était peintre, né à Brno en tchécoslovaquie il était à Paris en 1940. Il s'est réfugié à Toulouse, puis à Agen où charles Boisvert l'a connu en 1942. Il a tenté de passer en suisse pendant l'été 42, puis a demandé à notre famille de l'héberger. Il est resté chez nous jusqu'au printemps 43. Il a été hébergé comme un grand peintre, dormant dans la chambre Louis XIII, il était disait-on de religion hussite, ce qui justifiait qu'il n'aille pas à la messe avec toute la famille le Dimanche. Il nous a laissé une trentaine de peintures, aquarelles et dessins. Il sortait très peu. Ses aquarelles de Marmande représentent des lieux à moins de 100 mètres de la maison. Notre maman dont il a fait le portrait vit toujours : elle a presque 100 ans. Elle n'est plus en état de raconter l'histoire. Nous aimerions avoir une délégation juive à ses obsèques ... bientôt à Marmande.

Monbahus

Famille Almi - Henri et Lucien Almi sont placés par Lucienne Deguilhem* dans la ferme de Joseph Van der Poellen à Labarque.

Famille Frenkiel - La famille Frenkiel et leurs trois enfants, Nathan, Simon et Liliane sont cachés par Lucienne Deguilhem* à Monbahus.

Sainte-Colombe-en-Bruilhois

Famille Löbl - Julius Löbl, son épouse Maria Antoinette née Lounek et leur fille Gerda seront aidés et sauvés grâce à l'aide de Abel Dulong*, secrétaire de mairie, et de son épouse Marie, cultivatrice.

Tonneins

1943 - 1944 Famille Gunzburg - Paul et Else Gunzburg sont cachés de 1943 à la Libération en effectuant divers travaux au domaine.

Famille Hercok - Monsieur et Madame Hercok, un couple juif demande l’hospitalité. La maison est pleine de pensionnaires, mais on reçoit les nouveaux arrivants.

Villeneuve-sur-Lot

Famille Braunstein - Jacques, né en France en 1931

>> Voir les 12 familles réfugiées dans le département <<

273 Familles arrêtées dans le département [Compléter]

Agen
09/1942 Famille Baumann - Henri, 58 ans, né le 29 juillet 1884 à Strasbourg, fils de Meyer et de Louise née Meyer, habitait Strasbourg avec son épouse et ses enfants. Réfugié à Bordeaux, puis à Agen, il est arrêté parce que juif et déporté sans retour de Pithiviers vers Auschwitz le 21 septembre 1942.
Déportation : 21/09/1942 convoi no 35
JO : Témoignage d'Alice Baumann épouse Weil, 27/07/1979, DAF-ED


19/08/1942 Famille Böhm - Gunther est né le 15 octobre 1919 à Berlin. Célibataire, il habite la ville de Essen et travaille comme cartonnier. En septembre 1938, il demeure à Bruxelles, au 28 rue Emile Bossaert; on ne sait pas quand il a fui son pays. Le 10 mai 1940, il est arrêté par la police et conduit, en wagon à bestiaux dans le sud de la France, d'abord au camp de St Cyprien puis, en octobre 1940, au camp de Gurs où il retrouverait son père, Walter, également interné. Après avoir eu l'autorisation d'habiter Pau, Gunther demande à être affecté dans un GTE; il est incorporé au 308e GTE d'Agen, GTE qui s'installe plus tard au château de Tombebouc. Lui n'est pas cantonné dans cette commune mais détaché à la caserne Valence d'Agen au 150e régiment d'infanterie qui l'emploie comme manoeuvre. Le 19 août 1942, avec 18 autres hommes, il est désigné pour une corvée de bois par le lieutenant Nectoux; en fait , il s'agit d'un piège et tous se retrouvent au camp de Casseneuil; de là, le 23 août, Gunther Böhm est transféré à Drancy puis, le 31 août 1942, par le convoi 26, déporté sans retour, à Auschwitz-Birkenau. Il avait 23 ans. Le 16 janvier 1943, une boite contenant ses affaires est vendue aux enchères.
Déportation : 31/08/1942 convoi no 26
Source : Mémorial des 473 déportés Juifs de Lot-et-Garonne


1942 Famille Cohn - Victor, né le 1er avril 1888 à Dresde (Allemagne) et son épouse Thekla, née Simson à Danzig (Allemagne), fille de Maximilan, habitaient Berlin. Réfugiés à Paris, puis internés, ils sont assignés à résidence à Agen. Arrêtés parce que juifs à Agen, Victor, âgé de 54 ans, et son épouse Thekla sont déportés sans retour vers Auschwitz par le convoi n° 30 du 9 septembre 1942.
Déportation : 09/09/1942 convoi no 30
JO : Memorial de la deportation des juifs de france, Beate et Serge Klarsfeld, Paris 1978


08/1942 Famille Fleischmann - Sandor, 34 ans, boucher, et son fils, Loïs, 9 ans, de nationalité hongroise, sont assignés à résidence à Agen. Arrêtés parce que juifs, ils sont envoyés au Camp de Sauvaud à Casseneuil.
JO : Ancrage n° 9. La liste de Casseneuil


08/1942 Famille Freireich - Paula née Mleczak, 39 ans, et ses enfants Bella, 10 ans, Simon, 4 ans, et Lole, 6 ans, sont arrêtés à Marmande parce que juifs.
JO : La liste de Casseneuil

 

>> Voir les 273 familles arrêtées dans le département <<

Chronologie [Ajouter]

05/08/1942 - La circulaire n° 2765 du secrétaire général à la Police envoyée au préfet régional de Limoges vise les étrangers suivants en vue de leur transfert en zone occupée : "Les israélites allemands, autrichiens, tchécoslovaques, polonais, estoniens, lituaniens, lettons, dantzicois, sarrois, soviétiques et les réfugiés russes entrés en France postérieurement au 1er janvier 1936 incorporés dans des groupes de T.E., hébergés au centre du Service social des étrangers, dans les centres des comités privés ou dans ceux de l'UGIF, placés dans les centres de regroupement israélites en application des circulaires du 3 novembre 1941 et du 2 janvier 1942 ainsi que ceux en résidence libre, seront transportés en zone occupée avant le 15 septembre". La circulaire exclut quelques catégories de Juifs, dont les vieillards de plus de 60 ans, les enfants de moins de 18 ans non accompagnés, les femmes enceintes...
26/08/1942 - Rafle de Juifs réfugiés en Limousin. 446 Juifs dont 68 enfants de la région sont regroupés au camp de Nexon sont acheminés vers Drancy le 29 août 1942 et déportés vers Auschwitz par les convois n° 26 et 27.
08/10/1942 - Rafle des Juifs en Charente dans la nuit du 8 au 9 octobre 1942.
31/01/1944 - Grande rafle ordonnée par le Préfet de région Poitou-CharentesLencloître France
 


Témoignages, mémoires, thèses, recherches, exposés et travaux scolaires [Ajouter le votre]

Comment ajouter le votre. En savoir plus…

Paul Joseph dit Joseph Bourson Arrêté comme otage et fusillé le 11 juin 1944 à Mussidan (Dordogne), Blog 2 pages, réalisation 2011
Auteur : Alain LAPLACE
Article rédigé à l'occasion de mes recherches généalogiques, puis la mise en ligne d'un blog (http://majoresorum.eklablog.com)dédié à la famille BOURSON qui a été expulsée en 1940 du village de Vigy (Moselle) et réfugiée à Mussidan (Dordogne) et les villages alentours où elle a vécu toute la durée de la guerre. Plusieurs personnes natives de Vigy faisaient partie des 52 otages fusillés le 11 juin 1944.

 


Publié le 18/07/2016 à 03:49, Mis à jour le 18/07/2016 à 08:09

Attentat de Nice : en mémoire des Justes et des victimes

Actu - Cérémonie

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http://www.petitbleu.fr/images/pictos/image-zoom.png

Comme chaque année, la France a commémoré la mémoire des victimes de la Shoah, et le rôle des Justes parmi les Nations, le 17 juillet. Cette date a été choisie à dessein, puisque les 16 et 17 juillet 1942, les autorités françaises collaborant avec l'occupant nazi avaient procédé à une vaste répression à Paris et dans sa banlieue. Des milliers de personnes, françaises ou de nationalités étrangères, mais toutes de confession juive, avaient été arrêtées dans cette rafle dite «du Vel d'hiv'». Le vélodrome d'hiver avait en effet servi de prison provisoire, avant que ces persécutés soient envoyés dans les camps de la mort.

La cérémonie qui s'est tenue hier matin à Agen, sur le parvis de l'église Notre-Dame du Bourg (rue Montesquieu), a pris une résonance singulière. En ce jour où l'on se souvenait des victimes de la barbarie, et des héros qui les ont aidés, chacun pensait aussi aux victimes de l'attentat de Nice, en ce deuxième jour de deuil national.

Visages graves

Les visages étaient donc graves hier matin, et avant que ne commence la manifestation, le préfet de Lot-et-Garonne Patrica Willaert a demandé à la population et aux officiels de respecter une minute de silence. Parmi les personnalités, outre la représentante de l'Etat, on aura noté la présence de : Lucette Lousteau, députée d'Agen Nérac ; Régine Povéda, députée de Marmande ; Jean Dionis du Séjour, maire d'Agen ; Sandrine Laffore, conseillère régionale ; les conseillers municipaux Cathy Pitous et Yon Garray, etc. Etaient également présents les représentants de la gendarmerie nationale, de la police nationale, du service départemental d'incendie et de secours, du 48e Régiment de transmissions, des cultes israélite, catholique, musulman et protestant. Enfin, ne pas oublier les anciens combattants, très présents avec leurs porte-drapeaux.

Gabriel Tordjman, président de l'association cultuelle des Israélites de l'Agenais, a rappelé à l'auditoire, que lors des rafles de l'été 1942, «Vichy a livré les juifs aux nazis, comme du bétail». Durant la guerre, 473 juifs furent déportés à partir du Lot-et-Garonne, et beaucoup ne revinrent pas. Mais d'autres furent protégés par des Français, qu'ils soient Résistants ou non. «Ces Justes, catholiques ou laïcs, étaient des gens ordinaires. Nous sommes ici aujourd'hui pour leur rendre hommage. Sauver un juif, c'était sauver l'honneur de la France. Ils ont été ce que toute la France aurait dû être. Nous vouons à ces héros une reconnaissance éternelle.»

Ne pas tuer les victimes une seconde fois

Représentant de la communauté tsigane, qui fut également déportée dans les camps de la mort, Bernard Reinhard a estimé que cette cérémonie était «riche en espérance». Il a également souligné que les Tsiganes n'étaient pas indifférents au drame et à l'errance qui frappent les migrants.

Un thème repris par le pasteur Christophe Desplanque, pour qui «la liberté, l'égalité et la fraternité, c'est l'accueil. Sur les 30 000 Syriens exilés, la France n'en a accueilli que 500. Il ne faut pas tourner le dos à ceux qui nous apportent la richesse de leur différence.» Louant «la mémoire des combats passés», qui nous guident vers les combats du présent et de l'avenir, le pasteur a cité Elie Wiesel, rescapé d'Auschwitz qui vient de disparaître : pour le Prix Nobel de la paix, «perdre la mémoire, c'est tuer les victimes une seconde fois».

Ils ont évité notre déshonneur total

L'émotion était également au rendez-vous lorsque les représentants des cultes catholiques et musulmans ont pris la parole, chacun à leur tour, pour rendre hommage aux déportés et aux Justes. Ahmed Laajami, de la mosquée d'Agen, a rappelé que «l'islam s'oppose à toute haine raciste et antisémite», avant de souligner à tous que les musulmans étaient solidaires des victimes de Nice.

Patricia Willaert a lu la déclaration officielle d'hommage aux Justes : «Ils ont risqué leur vie. N'oublions pas ces héros anonymes. Leur bravoure a évité à notre pays le déshonneur total.»

A l'issue des dépôts de gerbe, une nouvelle minute de silence a été respectée en hommage aux victimes de l'attentat de Nice.

Sébastien Bouchereau